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Théologie du Corps
un regard catholique sur l'amour et la sexualité, d'après Jean-Paul II

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Mgr Gianfranco Ravasi : « L’Église doit accepter la confrontation avec l’art moderne »

Par Incarnare , 14 novembre 2009

Un article de La Croix attire mon attention sur une question qui m'interpelle depuis longtemps : la question de la position respective de la Foi et de l'Art moderne. L'Eglise a longtemps été mécène de nombreux artistes. Cependant, il y a eu avec l'appararition de l'art contemporain comme un divorce avec l'Eglise, que certains s'essaient à réparer (comme le curé de Saint-Eustache, à Paris, qui recevait une exposition dans son église). Mais la foi et l'art contemporain sont-ils compatibles ? C'est en tout cas l'idée que défend Mgr Ravasi.

L'art visait en effet traditionnellement le beau, dont le Pape Benoît XVI rappelait récemment qu'il doit être « en harmonie avec le vrai et le bien ». Sans aller jusqu'aux extrêmes[fn]Le Mumok de Vienne exposait des oeuvres peintes avec du sang humain[/fn], on doit constater que le beau a cessé d'être l'objectif des artistes. Jean-Paul II avait appelé les artistes à respecter la vérité du corps humain dans leurs représentations, mais l'art non figuratif, lui, est resté grandement imperméable au religieux.

En plus de l'abandon de la quête du beau, les artistes ont en effet également renoncé au message. Il portait auparavant un message qui le dépassait -notamment le message religieux- ou bien un message qui lui était intrinsèque : aujourd'hui, il ne parle plus. Il se contente d'être, sans chercher à se dire ou se définir.

Mgr Ravasi évoque une évolution continue de l'art, que l'Eglise a suivie voire menée, citant l'émergence du chant polyphonique. Il appelle ainsi les artistes à réinvestir le domaine du religieux, quitte parfois à choquer, à déplacer, ceux qui sont plus religieux qu'artistes. Il affirme ainsi « La limite est la provocation du vide, qui nous enferme dans un cercle mortifère. Une telle provocation est vouée à sa propre fin. Autre chose est un cri ou une protestation, qui peuvent être stimulants, féconds ». Comment dire ce vide intérieur qui nous attire vers l'Autre, sans pour autant tomber dans le nihilisme ? 

Si l'on considère l'aspect spirituel et religieux, il est certain que la beauté d'un vitrail peut aider à prier, qu'un choral de Bach ouvre l'âme. Mais l'on contemple la lumière à travers le vitrail et l'harmonie dans le chant et non le vitrail ou le chant pour eux-même. L'Art contemporain, qui a renoncé à montrer autre chose que lui-même, peut-il nous aider à nous décentrer de nous-mêmes ? La question reste ouverte.

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La Théologie du Corps est l'une des évolutions théologiques les plus importantes depuis des siècles. Ces 129 catéchèses, prises ensemble, constituent une sorte de bombe à retardement théologique dont la détonation aura des conséquences exceptionnelles au cours du troisième millénaire de l'Eglise.

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