Il y a de nombreuses façons d'annoncer la Bonne Nouvelle. L'une d'elle, particulièrement, m'interpelle toujours, tant j'ai des doutes quant à son efficacité : c'est celle qui consiste à proclamer au nez de quelqu'un sans préliminaire aucun : «Jésus t'aime ; il est mort pour toi»[fn]évangélisation version ultra-évangélique[/fn]. Le néophyte[fn]et pas que lui ! J'ai vu des chrétiens de longue date apporter des réponses plus ou moins farfelues à la question qui suit[/fn] se surprend à demander : "Mais pourquoi donc faudrait-il que quelqu'un meure pour moi, d'abord ?". Si vous êtes dans ce cas, alors je vous conseille de profiter de ce temps de l'Avent pour lire un peu la Bible : l'Eglise passe en revue ces jours-ci toute l'histoire du Salut ! Profitez-en : quatre semaine pour comprendre tout ce que l'Eglise proclame, c'est pas cher payé, si ?
Aujourd'hui, 8 décembre, on parle beaucoup de Marie, et de son rapport avec Ève. Sauf que disserter là-dessus[fn]et puisque j'ai vu la paille chez nos frères évangéliques, voyons la poutre dans mon oeil bien catholique : on a (parfois) tendance à en faire des tonnes sur Marie, les Saints, la morale, les rites, etc. qu'on en oublie de parler de Jésus ![/fn] n'a absolument aucun intérêt tant qu'on a pas compris ce qui se cache derrière (ou plutôt ce qui est révélé par là) : l'histoire du Salut.