Le Jour du Seigneur m'a proposé de sélectionner, pour chaque jour du carême, une parole d'un Pape sur le corps. L'occasion de découvrir le regard des souverains pontifes, au-delà de la "théologie du corps" de Jean-Paul II.
Je cherchais depuis longtemps un ouvrage qui aborde de manière simple mais précise la question du genre, qui en montre l'intérêt mais aussi les limites. Prof de philo, Jeanne Larghero publie, avec "MASCULIN FEMININ - Quand la philosophie se mêle de sexe", un livre providentiel.
Jeanne Larghero commence par montrer le bien-fondé d'études qui s'attachent à réfléchir sur les aspects socio-culturels de la sexualité : de fait, la sexualité humaine ne se réduit pas à la biologie (à l'anatomie ou à la génétique) ; oui, l'attribution arbitraire de compétences ou de fonctions aux hommes et aux femmes en raison de leur sexe est abusive.
Dans un langage très simple, elle suit ensuite rigoureusement et honnêtement[fn]Elle les fait (provisoirement) siennes au point qu'on se demande à un moment si elle n'y adhère pas ![/fn] les tenants du genre dans leur raisonnement, dont elle identifie les failles. Elle offre ensuite des perspectives pour penser la différence sexuelle.
La morale n'a pas bonne presse. De fait, la morale vue (au pire) comme liste d'interdits ou (au mieux) comme contraintes et obligations n'est pas très attirante. Les sentences de pseudo-sagesse des fables ne valent pas mieux.
Les politiciens prétendent vous « libérer de la morale traditionnelle / religieuse / judéo-chrétienne » (rayez l'expression inutile) pour vous amener vers "l'éthique" (qui, pour eux, rime avec technologique). Et que dire de la "morale laïque" qui ne vise pas plus loin que la régulation des comportements ?
Bref, peut-on penser une morale qui ne soit pas un simple "code de conduite" ? Une morale, non d'enfermement, mais de liberté et de joie ?
Pour les célibataires ayant le désir de fonder un foyer chrétien, l'association "Homme et femme Il les créa", établie dans le diocèse de Lyon, organise des WE de formation spirituelle et de rencontre.
En novembre 2014, cela fera 30 ans que Jean-Paul II prononçait sa dernière catéchèse du cycle de la théologie du corps. Touché par la théologie du corps il y a 5 ans lors d'un séjour à l'étranger, j'essaie de partager depuis cet enseignement dans notre pays.
Je veille également sur les différentes initiatives qui émergent çà et là... Et tandis que nous nous préparons à célébrer la canonisation du bienheureux Pape, je sens un mouvement se produire, comme un réveil... La bombe à retardement théologique arrive bientôt à zéro !! Something's happening here.. en voici quelques indices...
RCF Radio Sainte-Anne, associée à la pastorale familiale du diocèse de Vannes et de quelques volontaires, a entreprise d'enregistrer et de diffuser les 129 catéchèses de Jean-Paul II.
Les 35 premières catéchèses sont disponibles dès à présent :
Me paierais-je le luxe de contredire un Pape ? C'est en effet Boniface VIII qui est à l'origine de l'adage "qui ne dit mot, consent". Mais rassurez-vous : c'est de procédure judiciaire que s'entretenait le Pontife[fn]précisant par là que celui qui ne fait pas appel d'une décision de justice est réputé y consentir[/fn], et non de relations intimes. Car en amour, qui ne dit mot ne consent pas.
NRJ devrait s'en souvenir. Car en France, en 2013, il est aberrant qu'une chaîne de radio grand-public abrite un individu qui diffuse des vidéos où la "séduction" confine à l'agression sexuelle. Guillaume, "toucher une femme sans son consentement ne fait pas de toi un homme, ça fait de toi un lâche" te dit la dame sur la photo...
Avec l'été viennent les soirées, les fêtes, les rencontres... Attirance ou affection, désir de plaire ou de se prouver qu'on peut séduire, par jeu ou par besoin de réconfort affectif ou sexuel, tout semble nous pousser à vivre des amours d'un soir.
Et ceci d'autant plus que la culture dans laquelle nous vivons nous y incite ! Ecoutez par exemple l'un des tubes[fn]au titre évocateur "Everybody fucks"[/fn] qui tourne dans toutes les boîtes de nuit cet été :